Le seul marché du secteur assez large pour être prévisible
Linda Charlier — conseillère immobilière sur le secteur639 ventes de maison en cinq ans. C’est le seul des quatre marchés où les statistiques veulent vraiment dire quelque chose. Et cela se voit dans la dispersion : la moitié des ventes tiennent dans une fourchette de 24 % autour de la médiane, contre 37 % à Chavenay. Traduction concrète pour un vendeur : à Plaisir, on sait où l’on va. Le prix se discute à quelques pourcents, pas à 40 %.
La hausse de 10,8 % affichée pour 2025 mérite d’être lue correctement, et beaucoup de sites la présenteront mal. Ce n’est pas une envolée, c’est un rattrapage. 2024 avait été le point bas des cinq ans à 3 203 €/m². Le marché est simplement revenu à 3 550 €, c’est-à-dire à son niveau de 2021 et 2023. On ne bat aucun record, on répare une mauvaise année.
Le volume raconte la même histoire, en plus clair : 156 ventes en 2021, 83 en 2024, 126 en 2025. Ce qui s’est passé en 2024, ce n’est pas un effondrement des prix, c’est un gel du crédit. Les acheteurs sont revenus.
Le dégradé par surface est net et exploitable : 3 850 €/m² sous 90 m², 3 570 € entre 90 et 130, 3 342 € entre 130 et 180, 3 035 € au-delà. Chaque tranche perd environ 8 %. Avec un terrain médian de 330 m², Plaisir est un marché de pavillon, pas de propriété — et le grand pavillon y est structurellement moins liquide.