Dix-sept ventes par an : la statistique atteint ses limites
Linda Charlier — conseillère immobilière sur le secteurCrespières signe quatre-vingt-quatre ventes de maison en cinq ans, soit dix-sept par an. À ce niveau, une médiane annuelle ne mesure plus grand-chose : celle de 2024 repose sur dix ventes, celle de 2025 sur seize. L’écart affiché entre les deux — 4 696 € puis 3 869 €/m² — ne traduit pas une chute du marché de 18 %, mais le fait que les biens vendus n’étaient pas les mêmes.
La seule lecture solide se fait sur cinq ans, et elle donne 4 394 €/m². Encore faut-il l’assortir de sa dispersion : la moitié des ventes se situent entre 3 663 et 4 849 €/m². Deux maisons de 130 m² peuvent légitimement se vendre 476 000 € ou 630 000 €, et les deux prix sont dans le marché.
Ce qui départage, c’est le terrain, plus nettement encore que chez les voisines. Sous 400 m² de parcelle, le prix de vente médian est de 437 000 € ; au-delà de 800 m², de 696 500 €. Cinquante-neuf pour cent d’écart. À Crespières, on n’achète pas des mètres carrés habitables, on achète une propriété dans un village.
Pour un propriétaire, la conclusion est simple : aucun outil automatique ne peut estimer correctement un bien ici. Il n’y a pas assez de ventes comparables pour qu’un algorithme trouve un point d’appui. C’est typiquement la commune où la visite remplace le calcul.
Votre bien ne rentre dans aucune de ces cases ? C’est fréquent — une dépendance, une servitude, un terrain divisible, une grange attenante. Appelez-moi, on regarde ensemble : 06 33 82 12 07, ou par écrit.